Making a Murderer : tout savoir sur le documentaire dont on va forcément vous parler

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Making a Murderer, c’est LE documentaire original de Netflix qui fait débat aux Etats-Unis. Diffusé par Netflix -la chaîne de VOD américaine arrivée en France fin 2014 – cette série documentaire retrace le procès d’un Américain moyen, Steven Avery. Une première fois accusé à tort de viol, avant d’être à nouveau accusé de meurtre par les affreux jojos du comté de Manitowoc, Steven clame son innocence… et avec lui une bonne partie des spectateurs du documentaire de Laura Ricciardi et Moira Demos.

Vendredi soir, 21h30, apéro chez une copine. Le geek qui passe ses soirées sur Netflix et qu’on veut absolument vous refourguer, vous balance nonchalamment  » Et toi, tu penses quoi de Steven Avery ? « , en enfournant une poignée de chips dégoulinantes de guacamole. Problème : trop occupée à bosser, vous n’en n’avez même pas entendu parler !

Ce qu’il faut savoir

L’affaire se passe dans le Comté de Manitowoc, dans le Wisconsin. C’est important à savoir car le documentaire (10 épisodes) laisse supposer que le bureau du shérif de ce Comté est pourri jusqu’à la moelle. Répétez après moi : MA-NI-TO-WOC.

L’histoire commence avec Steven Avery, qui travaille dans une casse automobile avec ses parents et une bonne partie de sa famille. Tout le monde loge sur place, et les Avery ne sont pas très bien vus par leur communauté.  Ils font figure de bouseux au QI ras les pâquerettes. Ce qui n’arrange pas le cas de Steven, qui, après quelques délits mineurs, embête un jour la cousine du shérif de Manitowoc… Et c’est là que les problèmes commencent.

Une notable se fait violer sur la plage et Steven est accusé de ce crime, ainsi que de tentative de meurtre. Il passera dix-huit ans derrière les barreaux, clamant son innocence, jusqu’à ce qu’elle soit prouvée grâce à de nouveaux tests ADN.

Fin de l’histoire ? Non, ce n’est que le début. Car Steven demande réparation auprès du Comté en 2003 et pointe les coupables du doigt, en réclamant 36 millions de dommages et intérêts.

Peu de temps après, Steven Avery est à nouveau accusé d’un crime : celui de Teresa Hallabach, une photographe de 25 ans. La jeune fille s’était rendue chez les Avery pour photographier un véhicule mis en vente sur un journal de petites annonces par Steven…. avant de disparaître.

Steven Avery est à nouveau derrière les barreaux, tout comme son neveu Brendan Dassey… et clame à nouveau son innocence. Le documentaire prend alors un tournant à charge contre le procureur spécial chargé de l’accusation et met en scène comme des super-héros les deux avocats de la défense, Dean Strang et Jerry Bunting.

Petits faits croustillants 

1) Le duo d’avocats de Steven Avery a fait craquer les Américaines. Dean Strang (à gauche sur la photo), avide de justice et incarnation de la bonté fait parler de lui pour son sens du mix des imprimés, tandis que Jerry Bunting récolte les lauriers de sa sagacité tout au long du procès.

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2) Diffusé en décembre 2015, le documentaire trace le portrait d’un système judiciaire qui broie les individus. A tel point qu’une pétition demandant la libération de  Steven Avery a rassemblé à ce jour plus de 440000 signatures et a été adressée au président Obama.